Publié dans Cités, n° 102, Puf, 2025
La question de la dette publique française est au cœur des débats depuis de nombreuses années et donne lieu à des affirmations alarmistes dont la plus connue est celle de François Fillon en 2007 : « Je suis à la tête d’un État qui est en situation de faillite sur le plan financier. »
Malgré ces alertes, la dette publique n’a cessé d’augmenter : depuis 2007, elle est passée de 1 300 à 3 300 milliards d’euros en 2024. Calculé par rapport au PIB, son poids est passé de 60 % à 112 %. En dépit de cette évolution spectaculaire de la dette, l’État français n’a pas fait faillite, et continue d’emprunter. Faut-il en déduire que « La France vit au-dessus de ses moyens », comme on l’entend régulièrement dans la bouche de responsables politiques comme Manuel Walls en 2014 et Pierre Moscovici, premier président de Cour des comptes, en 2023 ?
Il est utile de poser les termes de ce débat, en précisant ce que recouvre la dette publique, les causes de son évolution et les politiques permettant de gérer celle-ci.
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