Le changement climatique ne se réduit pas à de simples coûts économiques et financiers mesurables mais impose une prise en compte globale des défis social, éthique, physique, biologique, expliquent dans une tribune à Challenges l’économiste Jézabel Couppey-Soubeyran et le mathématicien Ivar Ekeland.
9 janvier 2023 – Le changement climatique ne se réduit pas à de simples coûts économiques et financiers mesurables mais impose une prise en compte globale des défis social, éthique, physique, biologique, expliquent dans une tribune à Challenges l’économiste Jézabel Couppey-Soubeyran et le mathématicien Ivar Ekeland.
« Sort-on des Lumières ou, au contraire, de l’obscurantisme marchéiste lorsqu’on se demande si l’on peut mettre un prix sur tout ? La valeur de la préservation du climat et celle de notre temps de vie sont-elles réductibles à des prix de marché ? Sont-elles même commensurables ? La valeur de la tonne de carbone évitée ne devient-elle pas infinie quand chaque degré de réchauffement en moins compte pour atteindre nos objectifs climatiques ?
La logique du marché n’est pas la seule qui nous permette de nous coordonner. En l’espèce, celle-ci a plus à voir avec les dérèglements écologiques à résoudre qu’avec leur remédiation. »
Le séminaire prendra appui sur l’article Public Banks and the Ecological Transition: A Euro Proposal rédigé par Robert Guttmann, Dominique Plihon, Sandra Rigot
PRÉSENTATION Après plusieurs années de développement rapide de la réglementation européenne en matière de finance durable, l’Union européenne semble aujourd’hui engagée dans un changement...
