L’économie écologique, dans sa tentative d’explicitation du métabolisme économique, maintient des « besoins fondamentaux » comme assise élémentaire. On peut douter toutefois de la solidité d’une telle assise : il y a fort à parier que de tels « besoins » n’aient pas une positivité suffisante, la consommation étant un fait social qui, l’exorbitance de la société de consommation en a été la preuve flagrante, est mû par de tout autres mobiles que la seule nécessité d’assouvir des besoins « endosomatiques ». Il faut, si l’on veut espérer pouvoir poser les traits d’une société « postcroissance », garder à l’esprit la fragilité du concept, dont Jean Baudrillard avait souligné la dimension magique.
Le conflit au Moyen-Orient a rappelé le besoin d’accélérer la transition énergétique, mais le besoin d’investissements massifs concerne bien autres domaines. Comment les financer, alors que la pression sur les finances publiques s’accroît et que de nombreux projets ne sont pas assez rentables pour attirer spontanément les investisseurs privés ? Cette table-ronde réunira des experts...
Séminaire organisé par la chaire Energie et Prospérité Quelle politique publique pour la décarbonation des sites industriels ? Réflexions à partir du cas du...
