La crise écologique peut s’interpréter comme un problème de désynchronisation entre un temps écologique contraint par des rigidités propres, et un temps social soumis à une accélération continue. La difficulté provient de ce que cette accélération s’avère consubstantielle des Temps modernes, prenant sa source dans une volonté d’éloigner la mort par une « intensification » du présent. Il y a un malheur d’être né chez l’homme économique, comme chez l’homme moderne : on peut soutenir que la désynchronisation écologique a part liée avec celle qui prévaut, fondamentalement, entre le temps de la vie individuelle et le temps du monde.
Le conflit au Moyen-Orient a rappelé le besoin d’accélérer la transition énergétique, mais le besoin d’investissements massifs concerne bien autres domaines. Comment les financer, alors que la pression sur les finances publiques s’accroît et que de nombreux projets ne sont pas assez rentables pour attirer spontanément les investisseurs privés ?
Séminaire organisé par la chaire Energie et Prospérité Quelle politique publique pour la décarbonation des sites industriels ? Réflexions à partir du cas du...
