Article publié dans la revue BioPhysical Economics and Resource Quality (édition papier septembre 2019)
Cet article montre qu’il est possible de calculer plusieurs ratios de rendement exergétique (RREx, ou retour sur exergie investie) minimaux par rapport aux différentes efficacités agrégées de conversion de l’exergie. Grâce à l’exploitation de données disponibles sur l’efficacité de conversion exergétique de plusieurs pays, nos résultats suggèrent qu’à mesure que le changement technique améliore l’efficacité de conversion de l’exergie primaire en exergie finale, puis en exergie utile, le RREx minimum requis pour la société diminue, quelle que soit la frontière du système considéré. Par conséquent, les gains d’efficacité de conversion de l’exergie qui se sont produits en plus grande partie entre les années 1940 et 1970 ont compensé la diminution concomitante des surplus d’exergie délivrés par les énergies fossiles. Toutefois, bien que les RREx minimaux requis pour les sociétés modernes soient demeurés assez stables par la suite, les RREx prévalant réellement pour les systèmes énergétiques ont continué de diminuer. On peut donc supposer que les difficultés croissantes rencontrées depuis le milieu des années 1970 pour poursuivre l’amélioration de l’efficacité de conversion de l’exergie ont entraîné un resserrement de la contrainte exergétique pesant sur la croissance économique mondiale, ce qui pourrait partiellement expliquer le ralentissement de cette dernière durant les quarante dernières années. D’autres travaux sont nécessaires pour estimer les rendements sur exergie investi qui ont réellement prévalu au cours des dernières décennies et comparer leur distance par rapport aux niveaux minimaux estimés dans cet article. Ceci permettra d’avoir une idée plus précise de l’ampleur de la contrainte exergétique agissant sur la croissance économique.
Victor Court est chercheur associé à la Chaire Energie et prospérité
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