Le contraste est saisissant entre, d’un côté, la surabondance d’actifs financiers au bilan des institutions financières de toute sorte et, de l’autre, le sous-investissement dans la transition écologique. Est-ce à dire que l’argent ne manque pas pour financer la transition et qu’il suffit de le réorienter au bon endroit en donnant aux investisseurs les bonnes incitations ? Jézabel Couppey-Soubeyran, directrice scientifique de la Chaire Énergie et Prospérité, et Wojtek Kalinowski de l’Institut Veblen, explorent cette question dans la publication du CEPII, L’économie mondiale 2024.
18 août 2023 – Le contraste est saisissant entre, d’un côté, la surabondance d’actifs financiers au bilan des institutions financières de toute sorte et, de l’autre, le sous-investissement dans la transition écologique. Est-ce à dire que l’argent ne manque pas pour financer la transition et qu’il suffit de le réorienter au bon endroit en donnant aux investisseurs les bonnes incitations ? Jézabel Couppey-Soubeyran, directrice scientifique de la Chaire Énergie et Prospérité, et Wojtek Kalinowski de l’Institut Veblen, explorent cette question dans la publication du CEPII, L’économie mondiale 2024.
Le contraste est saisissant entre, d’un côté, la surabondance d’actifs financiers au bilan des institutions financières de toute sorte (banques, assureurs, fonds d’investissement, fonds de pension, etc., y compris les banques centrales) et, de l’autre, le sous-investissement dans la transition écologique. Les 486 600 milliards de dollars d’actifs (cinq fois le PIB mondial), recensés par le Financial Stability Board dans son rapport d’octobre 2022 sur l’intermédiation financière, coexistent avec un besoin d’investissements dans la transition écologique de l’ordre de 5 000 milliards de dollars par an au niveau mondial d’ici à 2030, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Est-ce à dire que l’argent ne manque pas pour financer la transition et qu’il suffit de le réorienter au bon endroit en donnant aux investisseurs les bonnes incitations ? Cette vision est séduisante et assez largement répandue dans le débat public, mais elle pose plusieurs questions.
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